• Jeudi 11 juin 2026
    Match d’ouverture du mondial 2026 ? Oui mais il y a aussi la conférence de Marc-André SELOSSE, salle du Mûrier à Craon, 20 h.

    Voici le thème de la soirée : 

  • Que se cache-t-il derrière la biodiversité ?
    Pour éclairer les citoyens, nous avons sollicité Marc-André SELOSSE, l’un des plus grands experts scientifiques de la question.
    Dans son dernier livre remarquable "De la biodiversité comme un humanisme", il part d’un constat surprenant : tout le monde parle de biodiversité… mais peu savent vraiment ce que ce mot recouvre.
    Trop souvent, on réduit la biodiversité à une collection d’espèces rares ou de paysages à protéger. Mais nous avons tendance à oublier ces relations invisibles entre microbes, pollinisateurs, champignons du sol qui soutiennent les écosystèmes, rendant ainsi possible  notre existence quotidienne : notre alimentation, notre santé, nos sols, notre eau, notre agriculture et jusqu’au fonctionnement de nos sociétés.
    Selon lui, la biodiversité agit comme une assurance-vie collective face aux maladies, aux crises agricoles, aux changements environnementaux et aux incertitudes futures.

    Agriculteurs, consommateurs, nous sommes tous concernés : la science a des réponses à nous apporter.

Le compte-rendu de la conférence sur l’eau d’Emma HAZIZA le 11 mai à Craon

« De l’eau pour tous demain ? »

                                Près de 300 personnes, dont beaucoup d’élus, étaient réunis dans la salle des fêtes du Mûrier, à Craon, pour écouter Emma Haziza, hydrologue et spécialiste de l’adaptation de nos territoires au réchauffement climatique. Elle était l’invitée de l’Assemblée Citoyenne du Pays de Craon, organisatrice de la conférence, à laquelle s’étaient joints la FE 53 et France Nature Environnement Pays de la Loire.
                                  Tout en décrivant l’urgence d’agir pour limiter l’importance du réchauffement climatique planétaire, Emma Haziza a un regard très positif et dit se lever chaque matin avec mille idées en tête pour lutter contre ce phénomène inquiétant partout dans le monde.
                                  Elle nous dit l’importance vitale des arbres et qu’en planter ici a aussi un impact à l’autre bout du monde, que tout se tient. Elle dit que nous devons revoir nos comportements et notre façon de nous nourrir et donc nos modèles de production, notre gaspillage, et que nous pouvons nourrir le monde avec une alimentation plus respectueuse des sols. Elle montre le lien direct entre rivières et nappes phréatiques et le danger de puiser de façon démesurée dans ces nappes. L’eau est un bien commun et il n’y a pas de vie sans eau.
                                  Le public très attentif l’a applaudie à de nombreuses reprises et le temps venu des questions (1h1/2) a été particulièrement riche. Une dernière question a clôturé la séance : « Ne serait-il pas judicieux d’appliquer à l’eau un tarif forfaitaire bas pour une consommation raisonnable par foyer, à définir, et d’élever ce tarif au-delà, en proportion des consommations hautes réalisées ? « Chacun est invité à réfléchir à la réponse à apporter .
                                  Emma Haziza n’accuse personne en particulier, mais cible notre responsabilité collective dans les causes du réchauffement climatique. Elle donne des pistes, montre un chemin . « Nous sommes tous dans le même bateau » dit-elle et notre responsabilité est maintenant d’agir collectivement, nous avons des clefs pour parvenir à limiter ce réchauffement.
                                    L’Assemblée Citoyenne poursuivra cette recherche à l’automne, accompagnée de ses partenaires.

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