• Jeudi 11 juin 2026
    Match d’ouverture du mondial 2026 ? Oui mais il y a aussi la conférence de Marc-André SELOSSE, salle du Mûrier à Craon, 20 h.

    Voici le thème de la soirée : 

  • Que se cache-t-il derrière la biodiversité ?
    Pour éclairer les citoyens, nous avons sollicité Marc-André SELOSSE, l’un des plus grands experts scientifiques de la question.
    Dans son dernier livre remarquable "De la biodiversité comme un humanisme", il part d’un constat surprenant : tout le monde parle de biodiversité… mais peu savent vraiment ce que ce mot recouvre.
    Trop souvent, on réduit la biodiversité à une collection d’espèces rares ou de paysages à protéger. Mais nous avons tendance à oublier ces relations invisibles entre microbes, pollinisateurs, champignons du sol qui soutiennent les écosystèmes, rendant ainsi possible  notre existence quotidienne : notre alimentation, notre santé, nos sols, notre eau, notre agriculture et jusqu’au fonctionnement de nos sociétés.
    Selon lui, la biodiversité agit comme une assurance-vie collective face aux maladies, aux crises agricoles, aux changements environnementaux et aux incertitudes futures.

    Agriculteurs, consommateurs, nous sommes tous concernés : la science a des réponses à nous apporter.

Visite de l’usine de traitement d’eau potable de Pritz à Laval

Vendredi 28 février 2025, de bon matin, ça s’agite devant l’usine de traitement d’eau potable de Pritz à Laval.

Onze courageuses et courageux ont répondu à l’appel de FE 53 pour visiter cette usine.

Nous sommes accueillis par monsieur CHOCHON, responsable du service de production d’eau potable de Laval agglo.

Celui-ci commence par nous avertir : sécurité oblige, pas de photos à l’intérieur de l’établissement !

Nous commençons donc à l’extérieur pour une heure d’échanges passionnants ; notre interlocuteur est intarissable et répond en tous points à notre curiosité.

Il nous apprend ainsi que cette usine a été inaugurée en 1914 par Raymond Poincaré, président de la république de l’époque mais la majorité des installations date de 1990. Elle produit 80 % de l’eau potable de Laval agglo (1600 m3/h soit près de 6 millions de m3 par an) et huit personnes travaillent sur place.

Le traitement de l’eau est automatisé et suit les étapes suivantes :

  • Pompage dans la Mayenne à Changé
  • Dégrillage (élimination des matières grossières par tamisage automatique sur une grille fine (2 mm)
  • Reminéralisation (ajout de calcaire sous forme de chaux et de gaz carbonique pour diminuer l’agressivité de l’eau et protéger ainsi les canalisations contre la corrosion)
  • Floculation – décantation : la décantation assure la séparation des matières en suspension. Après injection d’un coagulant (entre 10 et 50 microgrammes par litre de sel d’alumine), les boues résultant de la décantation sont évacuées vers le réseau d’assainissement.
  • Passage dans un filtre à sable
  • Ozonation pour éliminer virus et bactéries
  • Filtrage aux charbons actifs pour éliminer les pesticides, hydrocarbures et micropolluants ‘’piégés’’ dans les interstices du charbon.
  • Chloration
  • Vérification du PH (environ 7,6)
  • Envoi vers les châteaux d’eau et réservoirs

À noter que la facture énergétique représente 50 % du coût de fonctionnement de l’usine.

Après avoir visité les intérieurs, nous apprenons également qu’une nouvelle usine de traitement de l’eau potable est en construction sur les hauteurs de Changé sur le site de la Biochère, pour un coût de 28 millions d’euros (40 millions avec les réseaux) subventionnée par le conseil départemental de la Mayenne.

Ce nouvel outil sera opérationnel au printemps 2026. Il a pour objectif principal de rassembler les ouvrages sur un seul site et sera donc plus facile à sécuriser. Il permettra aussi une amélioration du traitement de l’eau : arrêt des sels d’alumine par exemple. Les pertes d’eau seront réduites à moins de 4 %, afin d’économiser la ressource en eau (diminution du prélèvement d’eau dans la Mayenne de 250 000 m3 par an).

Le chlore sera également fabriqué sur place par électro chloration pour une meilleure autonomie de l’usine et un nombre réduit de camions sur les routes.

Les 11 visiteurs casqués ont eu le privilège exceptionnel de pouvoir visiter ce site. Qui plus est avec un guide passionné et passionnant : la visite devait durer 1 h 30, elle a duré 3 bonnes heures !

La Fédération FE 53 tient à remercier monsieur CHOCHON pour son accueil ainsi que madame Noémie MOREL chargée de mission EAU à France Nature Environnement Pays de Loire pour avoir assuré l’organisation de cette visite fort enrichissante.

Les commentaires sont fermés.